Weibel Luc

Information: Docteur en lettres modernes de l’Université de Paris, Luc Weibel s’est fait connaître, en 1978, par la publication de Pipes de terre, pipes de porcelaine, souvenirs d’une femme de chambre en Suisse romande, de Madeleine Lamouille. Les autobiographies orales (Louise, Les Tramelots racontent) l’ont conduit à étudier les rapports entre autobiographie et journal (Les Petits Frères d’Amiel), et à collaborer avec l’APA (Association pour l’autobiographie) fondée en 1992 par Philippe Lejeune. Son intérêt pour l’environnement urbain s’est manifesté dans des chroniques, et dans des articles publiés dans des recueils collectifs consacrés à la « géographie littéraire ». Il s’est également intéressé aux origines du Monument de la Réformation de Genève (Le Monument). L’ouverture récente des archives de Charles Borgeaud, qui en fut l’un des initiateurs, l’a amené à approfondir cette recherche, en étudiant les années de formation de l’historien genevois (Charles Borgeaud : les essais d’une vie, Les Essais d'une vie, Neuchâtel, éd. Alphil,
2013.) Par ailleurs, l’examen des archives de sa propre famille a conduit Luc Weibel à publier un choix de lettres de son arrière-grand-père Jules Weibel, fabricant de chauffages, dont l’activité constitue un chapitre intéressant de l’histoire industrielle de Genève au XIXe siècle.
Signalons enfin deux travaux de commande : une biographie de Charles Rosselet, syndicaliste et homme politique genevois, partisan d’un socialisme démocratique qui devait l’amener à combattre la politique de Léon Nicole, et une étude sur l’histoire de la Salle de la Réformation, bâtiment aujourd’hui disparu, qui accueillit en 1920 la première assemblée de la Société des Nations. Luc Weibel a également collaboré à la rédaction du Dictionnaire carougeois, tome 2, pour des articles consacrés à divers écrivains (1997).
Mentionnons quelques traductions : les Reportages en Suisse de Nicolas Meienberg (en collaboration avec Philippe Schwed), et divers textes liés à l’histoire de la psychanalyse (L’Homme aux loups par ses psychanalystes et par lui-même, Gallimard, 1981). Luc Weibel a évoqué son itinéraire intellectuel et universitaire dans Une thèse pour rien (2003), ainsi que dans Arrêt sur image (1988).

Dernières publications - Ouvrages
Les Essais d'une vie. Charles Borgeaud (1861-1940), Neuchâtel, éd. Alphil, 2013.
*Jules Weibel. Un industriel au cœur de l’Europe, lettres à sa famille (1857-1886), édition présentée par Luc Weibel, Lausanne, collection Ethno-Poche, Editions d’en bas, 2008.
*Croire à Genève. La Salle de la Réformation (XIXe-XXe siècle), Genève, Labor et Fides, 2006.
*Une thèse pour rien, Paris, Le Passage, 2003.
*Charles Rosselet (1893-1946), Genève, Collège du Travail, 1997.
*Les Petits frères d’Amiel, entre autobiographie et journal intime, Carouge, Zoé, 1997.

Articles
* « Entre lieu singulier et lieu commun : l’exemple du Calvinium de Genève », dans Lieux d’Europe (dir. Stella Ghervas et François Rosset), Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2008, pp. 183-192.
* « D’une cité à l’autre : les yeux d’Astrée », dans Marche et paysage, les chemins de la géopoétique (dir. Bertrand Lévy et Alexandre Gillet), Genève, Métropolis, 2007, pp. 153-187.
* « Un rêve de Merle d’Aubigné : la Salle de la Réformation à Genève », dans Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, tome 152, Genève-Paris, Droz, 2006, pp. 247-263.
* « Berlin ville de l’avenir ? », dans Voyage en ville d’Europe, géographie et littérature (dir. Bertrand Lévy et Claude Raffestin), Genève, Métropolis, 2004, pp. 25-42.